
Après différents tests : dureté, solubilité, forme des cristaux et composition chimique, les résultats de M Couderc sont les suivants :

Sur la photo ci dessous : cristaux dissous dans l'eau à droite : couleur jaune-orangé et cristaux dissous dans l'eau + quelques gouttes de soude : couleur jaune vif
Conclusion : Ces cristaux sont du Dichromate de potassium : ils ne sont pas d'origine naturelle mais humaine.
Une personne contactée par M Couderc lui à même affirmé : "Cher collègue (je suis professeur et mineralogiste collectionneur fréquentant de nombreuses bourses), ce que je vois est un ensemble de cristaux de synthèse qui doivent être des chromates de potassium qui sont toxiques.
Je confirme le message d'Alain M. expert dans le domaine. Je confirme aussi notre lutte perpétuelle pour interdire ces saletés aussi dangereuses que séduisantes , par leur couleur et leur brillance. La forme des cristaux est celle du chromate de potassium certainement pas de réalgar!
C'est un classique et je vous assure de mon diagnostique, inutile de prendre des risques en analysant cette "saloperie" (pardon pour ma franche et courroucée affirmation). Direction poubelle produits chimiques sans autre forme de procès.
Des "guignols" falsificateurs font cristalliser ce chromate sur des pierres (
basalte ou autres) pour donner l'apparence d'un minéral sur gangue: c'est une escroquerie minéralogique qu'il faut condamner et pourchasser dans les bourses!!!"
La dangerosité de ces cristaux est avérée : voici les consignes de sécurité données par le site académique de Nancy-Metz :
Toxicité aiguë : pas d'indications particulières
Toxicité chronique/long-terme : IARC : groupe 1 (cancérogène chez l'homme selon les expériences).
Autres informations toxicologiques : Le chrome(VI) est très toxique. Il est absorbé aussi bien par les poumons que par le tube digestif. Les chromates/bichromates peuvent, en tant qu'oxydants forts, provoquer des brûlures et des ulcères de la peau et des muqueuses ainsi que des irritations des voies respiratoires supérieures. Après pénétration de la substance dans les plaies se forment des ulcères cicatrisant difficilement. Chez les personnes sensibles, la substance provoque facilement une sensibilisation et des réactions allergiques des
voies respiratoires (danger de pneumonie !) et des lésions des muqueuses nasales (éventuellement perforation du septum). Après ingestion de la substance : troubles importants au niveau du
tube digestif, tels que diarrhées sanglantes, vomissements (pneumonie aspiratoire !), spasmes, décompensation circulatoire, inconscience, formation de méthémoglobine. L'absorption peut provoquer des lésions du foie et des reins. Les composés de chrome(IV) sous forme respirable se révèlent clairement cancérogènes dans les tests sur l'animal. Dose létale (homme) : 0,5 g.
Antidotes : agents de chélation, par exemple EDTA, DMPS (Demaval(R))
Premiers secours
En cas d'inhalation : faire respirer de l'air frais. Consulter un médecin.
En cas de contact avec la peau : laver abondamment à l'eau. Enlever les vêtements souillés.
En cas de contact avec les yeux : rincer abondamment à l'eau, en maintenant les paupières écartées (au moins 10 minutes). Consulter immédiatement un ophtalmologiste.
En cas d'ingestion : boire immédiatement beaucoup d'eau, puis du lait, tenter de faire vomir, dégager les voies respiratoires, consulter un médecin.
Indications générales : Nettoyer les plaies soigneusement, couvrir sous conditions stériles.
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